22 janvier 2011

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Je m’adresse à toi parce que je te fais confiance absolument.
Je m’adresse à toi parce que c’est à toi que j’ai besoin de m’adresser. Je t’ai élu Interlocuteur, parce que tu ne me coupes jamais la parole quand je m’adresse à toi.
Je m’adresse à toi parce que c’est comme de parler au vide. Et alors, mon inspiration devient infinie. Je m’en excuse, tu  n’as rien demandé. Tu voulais simplement lire pour t’aérer, pour évacuer, pour ne plus entendre ton âme à toi te murmurer de ne pas dormir.

Je voudrais me taire et m’écouter respirer paisiblement dans le silence ; comme toi.

C’est impossible.

Il faut que je te raconte. Tu es un inconnu. Une inconnue.
Une part d’ombre dans le sombre de ma tête. Un mystère.
Cher Mystère, laisse toi faire et écoute moi.
Je m’appelle Emma.

Je suis née en Suède en 1992. Les traumatismes, bénins, de mon enfance ont fait de moi une personne aux ressources multiples.
J’ai appris le suédois et le français. J’ai refusé de parler suédois quand j’ai compris que les enfants de la crèche, en France, n’y comprenaient rien, eux. Je suis montée sur un rocher un jour, et ma mère m’a dit : maintenant que tu es là haut, tu dois pouvoir en descendre toute seule. J’ai hurlé. Puis je suis descendue. Par la suite je n’ai jamais eu le vertige en haut des faux lauriers et des mûriers de vers à soie.
J’ai toujours été attirée par les adultes, et je me considèrerai toujours comme une enfant. Même à ma mort.
J’étais heureuse entourée, et à présent personne ne me fait écho. Je me suis éloignée. 

Je suis cool comme amie, mais pas comme amoureuse.

Mon amour m'aime plus que moi. Il en chie. Je ne veux pas qu'il me fasse l'amour, je n'aime pas ses baisers. Je l'aime lui. Mais je n'aime pas qu'il me touche. J'aime ses yeux, son caractere, son courage. Mais pas ses calins, ses caresses, sa tendresse un peu trop sauvage. Je n'aime pas ses baisers trop mouillés plaqués. Je n'aime pas ses baisers secs qui claquent et me résonnent dans l'oreille. Je n'aime pas qu'il me lèche. Je n'aime pas. Sa décéption. Quand je ne jouis pas. Ses remarques comparatives. Je suis fatiguée.

Alors que l'autre, je n'aimais ni ses yeux, ni son esprit torturé.

Mais j'aimais la moindre parcelle de son corps. Le plus petit de ses gestes. Le son de sa voix. Il me touchait au fond de l'âme. J'ai pu lui parler.

Et si j'ai un enfant, je ferais comment ?




Lorsque je regarde sur internet les annonces pour les appartements avec photos, ça me fait rêver. 

Comme quand j'étais petite. Je m'imagine déjà la pièce avec ma redécoration personnelle et Joni mitchell en fond musical doux ; m'imaginant également, moi même, de dos devant la gazinière, en train de cuisiner en dansant le coupé décalé les pôeles fumantes dans les mains au milieu d'imaginaires lampes multicolores accrochées aux murs.

Comme si je me disais : "ahh si j'avais mon appart !"...

Seulement il n'y a aucune raison à cette hystérie aujourd'hui. car J'AI mon appart. Je cuisine déjà en dansant.

Je sais pas, je ne trouve pas d'explication à cet état d'éternelle gosse trépignant avant ses cadeaux de noël toute l'année..

Peut être est-ce dû à la cuisine qui se trouve dans la salle de bain et dans la chambre à la fois ?

Peut-être est-ce ce WC turque qui fait office de plancher à la cabine meme de la douche qui me rappelle à l'ordre ?  Oui, il vaut mieux reprendre ses rêves d'enfant. Parce que 9m2 moins la douche moins le frigo et le micro-ondes, ca doit faire en gros 6m2. Vous imaginez si on ajoute à ça un lit, une armoire et un bureau ?

Haha, le pire c'est que ca marche : tout tient pile poil.

Ahh ma cabane à moi. Charming place.

Journée type :

Je rentre chez moi, enfin après une journée de travail !

Ahhh. Non, je rectifie, je passe la porte. Voila. Je me tiens entre le porche et les barreaux de l'échelle du lit. J'ote mes souliers ; en équilibre, un pied posé sur la premiere marche, l'autre dans le vide. Je saute sur mes pied en avant de 50 cm, et Voila ! Je suis au milieu de l'espace vide.

Là, deux choix s'offrent normalement à soi (d'apres la playstation). S'assoir. Rester debout ; ou s'en aller.

J'opte pour la troisième, mais au moment de me retourner et d'entamer un pas pour me diriger à droite, mon tibia se cogne au radiateur. A gauche, il percute la table, et ; mes jambes étant hors d'usage et derriere moi se trouvant la chaise.... donc, on s'assoit et on garde la peche.

Bientot je publie des mémoires plus completes sur la vie d'Emma, par Emma.

Emma a cessé de fumer. Emma mange à la place, des bonbons acidulé ; donc Emma grossit. Emma est enceinte ? Il semblerait que non, puisqu'Emma a ses règles. Mais alors, elle a grossit du bide, la vache ! Emma remplace donc la bière par du lait chaud à la mousse. Texturement, ça ressemble, je vous jure. Emma comprend le kabyle. Emma aime la Harissa. Emma est amoureuse. Emma a dix huit ans. Emma est jeune. Emma a 25 ans. Emma à trente ans... Qui sera-t-elle ? Je pense qu'il y a des chances pour que ce soit la même. Emma c'est un peu comme la sainte Vierge. Emma vous aimat, pour toujours.

Emma est fraîche. Emma est un ange. S'il y en a que ça dérange, ça n'a aucune importance.

Elle n'a pas les yeux tristes, ni le corps du christ. Emma, Tome 1, bientôt son premier disque.

Emma a les cuisses fermes et les mollets tendres. Emma est bien plus bonne que celle qui va un jour t'attendre. Emma rit et rime avec un Chat. Perchée, sur sa machine à laver quand elle sort de sa douche, une serviette enroulée (c'est toi la serviette) autour de ses veuchs courts. Ahh, Emma pue l'amour. Elle arrive le matin les cheveux emmelés. Emma, c'était celle que j'étais.

Fallait-il que je m'emmasse ?

Je te cèdes la place. Je te laisse. C'est vrai, m'aimer, ce n'est pas mon rôle. Je vais plutot te regarder.

Appelle moi bébé. Je vais plutôt m'habituer à ronronner. Je vais m'installer dans tes bras. Je vais te bichonner, ne regarder que toi. Je vais te dire "moi aussi' avec les yeux et les dents. Ah, on sera bien !

Smail Hallucine. Voulez vous prendre pour épouse, l'aimer et lui être fidèle, Emmanuelle Leendgren, d'origine Suédoise, de caractère breton et de coeur simple, pour le meilleur et pour le pire, jusqu'à ce que la mort vous sépare ? 

Comment ça, Oui ?!

Êtes-vous CERTAIN, que vous n'allez pas un jour être frustré et énervé par ce talent de la sus-dénommée d'être soudain fatiguée lorsque vous lui proposez des actes sexuels et de la musique technoforte ?

Êtes-vous sûr qu'elle vous aimera comme vous êtes ? Qu'elle n'essaira pas de vous changer sans même vous le dire ? ëtes vous sûr de toujours partager ses délires ? Ne sera t-elle pas trop branchée sur les trucs chelous de la vie, à savoir lire un livre pendant quatre heures, ou encore regarder un film pendant deux dans une salle toute noire ? Ne pensez vous pas que vos habitudes à vous vont aussi finir par l'agacer elle ?

Bref.

Coment peut-il prétendre vouloir se marier avec moi. Être certain d'être quelqu'un de bien pour moi tout au long de sa vie. C'est prétentieux, non ?

Emma se met dans la merde. Non, restons otpimiste. Enfin on essaie, et parfois c'est comme une vague, on est d'un coup tout triste.

Franchement, regardons-nous. On aurait pu se dire : Rendez vous, rendez vous dans dix ans, et on verra si on est les meme ! On vera si on sera les mêmes qu'avant, les mêmes que quand on avait vingt ans ?

Mais dis moi, si tu crois qu'on sera pas les mêmes, moi je crois que tu l'auras dans les dents. Moi je crois, qu'on sera juste les mêmes qu'avant. Et ça meme si on aura trente ans.

Alors pourquoi se donner du temps ? Pour profiter ?

On peut profiter (parait-il) même si on est amoureux.

Non, tu n'est probablement pas pour moi. Je suis beaucoup trop belle, beaucoup trop classe. Beaucoup trop instable. Mais les Guillaumes m'ont vraiment cassé les burnes. Seulement, Smail, nous on ne pourrais pas être des amis si on ne sortait pas ensemble. Je ne suis donc pas sûre de t'aimer. Je pense que je suis bien, mais je pense à un apres j'ai envie de vomir. J'ai envie de pleurer. Je ne sais pas ce qui me prend, j'avais cessé de penser.

A quoi tu penses ?

A RIEN. WALOU. Nada. Néant.

Oui, c'est possible. il suffit de se mettre en état de mort vivant. Tu sais, juste tu prend un air concentré, sur le vide. Et ça te fais passer pour quelqu'un de super futé.

Et pourtant, tu es tellement touchant. Et pourtant, tu es tellement vivant. Un grand enfant, qui croit que quand il sera grand il sera riche ; sauf qu'il a deja presque trente ans, tu vois.

Ca me brise le coeur rien que de songer à te le rappeler. EH OH redescends, tu planes. Arrete juste de boire, tu n'es pas sur le bon chemin et après tu me diras que tu crois en dieu.

Ce serait exactement comme de dire à un enfant que le père noël n'existe pas.

C'est grave, Moi je crois plus en Dieu que Toi.

Je crois en la vie. Je crois en le spermatozoide qui a fécondé les premieres cellules de mon être.

Je crois en ceux qui m'ont élevée et aimée en me considérant comme un être exceptionnel : Mes parents.

Je crois en ma liberté. En mon pouvoir de pouvoir m'adapter et de toucher à tout ce qui me plait.

Je suis un chat sauvage qu'on n'adopte pas comme ça, et tu vas te faire griffer si tu te frottes trop à moi.

Car ça s'peut pas que ça dure toujours. Il faudrait trouver des solutions. J'aurais voulu tomber enceinte et que tu te confrontes à la vie. J'aurais voulu que tu te secoue au lieu de parler. Cinq ans que tu patauges, et pourquoi ? Tu laisses le temps s'enfuir, et je risque de t'en vouloir à mort. Je n'aurais aucuns scrupules aucuns regrets. Voila, je suis beaucoup trop prévoyante, alors je n'ose pas aimer. Ce serait terrible. Terrible. Comme une fleur qui risque de faner. Je ne veux pas de ces attaches conventionnelles.

Mais je t'aime bébé. Je t'aime.

Posté par -JBG à 07:05 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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